À partir de tableaux existants, de transferts ou d’estampes marouflées sur bois, les paysages, partiellement ensevelis sous des couches de cire, de pigments secs et d’huile, se transforment en vestiges archéologiques minéralisés. Je redéfinis passé, présent et futur, synthétisés en une seule expression.

// Saison après saison, le Centre culturel de Verdun offre des rendez-vous culturels de grande qualité. //

Everything changes. From existing artwork, from transfers, or from digital prints transferred to wood, my new landscapes partially buried under layers of wax, dry pigments, and oil become mineralized archaeological remains.


 

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Dans cette nouvelle création «Le temps d’après», je me plais à transporter le spectateur au cœur d’une mémoire pétrifiée ou encore, dans la lecture du futur inscrite sur la cartographie d’un souvenir devancé. Rien ne sera plus pareil. À partir de tableaux existants, de transferts ou d’estampes numériques marouflées sur bois, mes nouveaux paysages, partiellement ensevelis sous des couches de cire, de pigments secs et d’huile, se transforment en vestiges archéologiques minéralisés. C’est à ce moment précis que se matérialise une métamorphose organique qui envahit l’espace. «Le temps d’après» propose donc une relecture de la série intitulée «Clichés de la mémoire». Mon projet d’exposition se développe selon une disposition précise qui mêle la nouvelle création et les tableaux revisités par le temps. Les tableaux sont superposés et parfois s’étagent par deux ou par groupe afin de mieux livrer la perception de notre rapport à l’écoulement du temps. Car, dans « Le temps d’après », il est bien question d’explorer la mutation incertaine entre l’objet présent et ce qu’il deviendra dans l’avenir.

Ma démarche consiste à établir un pont entre l’instant immédiat, qui se déroule durant l’élaboration du travail, et le futur, concrétisé par l’application des couches de matière qui anticipe les événements à venir. Grâce à des repères présents sur les tableaux juxtaposés, je redéfinis le passé, le présent et le futur, synthétisés en une seule expression pour tenter de décrypter les strates du temps qui passe… “Le temps d’après” proposes a rereading of the series entitled “Clichés de la mémoire”.

This new project develops according to a specific arrangement that blends the artwork through new creation revisited by time. In “Le temps d’après”, it is the exploration of the uncertain mutation between the object and what it will become in the future.

My approach is to build a bridge between the immediate moment, which takes place during the development of the work, and the future, embodied by the application of layers of material which anticipates the future events.


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Pour cette exposition, j’ai sélectionné une vingtaine d’oeuvres qui étaient également exposées à Art Mûr, pour créer à nouveau un accrochage séquentiel formé de diptyques et de triptyques.«Dualité», c’est la révélation d’un fil conducteur qui unit le visible (la matière) à l’invisible (l’infini). Pour créer ces tableaux-clichés, comme autant d’éclairs de mémoire, j’ai réinterprété les milieux éthérés et les célestes lumières de multiples paysages. Grâce à la présence constante de l’horizontalité, le spectateur peut alors s’approprier non seulement la matière mais aussi l’infini…

// L’aire libre est une communauté artistique issue de la peinture, de l’illustration, du graphisme, de la photographie, de la musique ou de la vidéo qui a décidé de se donner les moyens de travailler et de diffuser son travail. //


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Pour l’espace 6 de la galerie Art Mûr, j’ai créé un accrochage séquentiel formé principalement de petits formats (20 x 20 cm) qui construisent une narration picturale en la ponctuant d’espaces négatifs et d’accords chromatiques.
Et pour atteindre un parfait équilibre visuel, quelques plus grands formats (38 x 38 cm) viennent rehausser la thématique. Cette étude sur la dualité constante du fil conducteur qui lie la matière (le visible) et l’infini (l’invisible) occupe toute la surface peinte, recréant la nature telle que je la perçois. Si le concept ne transparaît pas a priori, l’ampleur de la sensation est immédiatement perceptible pour le spectateur. Les petits formats, contrairement aux grands, donnent à la fois un sentiment d’intimité et de détachement et créent également une expérience partagée entre l’artiste et le spectateur.


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Tout en m’inspirant de croquis inédits, mes oeuvres récentes réactualisent de mémoire des paysages en utilisant la couleur pour révéler l’intériorité de la matière et la dualité des éléments. Avec cette série intitulée «Dualité (Clichés de la mémoire)», je réinvente l’art figuratif des paysages grâce à l’utilisation d’une texture abstraite contemporaine et inédite. J’invite ainsi le spectateur à une révélation, celle de la constance de l’horizon unissant la matière et l’infini…

Il y a une sorte d’empathie entre la matière tellurique qui organise le mouvement et la substance fluide qui dessine les reliefs. La constance de l’horizon façonné par la gravitation offre non seulement une structure rassurante et essentielle, mais aussi une invisibilité inconsciente et sans équivoque. Cette dualité inhérente aux paysages me permet d’interpréter l’horizontalité de la nature. Je transmets ainsi l’idée et la sensation d’un paysage en me projetant dans une oeuvre en devenir…

// Art Mûr joue un rôle important dans la diffusion des arts contemporains à Montréal et agit comme point de convergence où les collectionneurs, les commissaires, les artistes et les clients se rencontrent. //

Duality (Snapshots from memory) is the revelation of a thread that unites the visible (matter) to the invisible (infinity). Like so many flashes of memory, I reinterpreted the ethereal environments and the celestial lights of many landscapes. With the constant presence of horizontality, the viewer can then capture not only the matter but also the infinite…


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Pour ma première exposition «Minérales I et II», j’ai choisi d’utiliser le pastel «Minérales I» comme instrument d’une intériorité dont la richesse n’a pas fini de me surprendre. Mes créations sont issues des éléments empruntés à la réalité de l’être humain, des objets qu’il crée et de la nature. Mon travail consiste à soulever, derrière cette réalité, une autre source : celle de l’intériorité… Je décris ainsi la force de mon inspiration.

// La Galerie Port-Maurice contribue à diffuser la production d’artistes professionnels et invite également les organismes et artistes locaux à présenter leur production durant le volet estival. Son mandat est de sensibiliser la population aux différents courants contemporains en arts visuels. //


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